Pralong


 

 

                                    Les monuments

Les croix

De nombreux petits monuments témoignent de la ferveur religieuse des siècles précédents. Les croix sont parti­culièrement nombreuses, et l'une d'el­les frappe par son originalité; il s'agit, au lieu-dit La Croix-Blanche
d'un bel ouvrage du XVIIe siècle. en fer forgé remployé sur un fût de pierre, dont les branches, avec leurs
boules ajourées se terminent en fleurs de lis; au pied de l'arbre sont fixées une girouette et deux longues
tulipes; le coeur de la croix est encadré.
 
Au hameau de La Fouillouse, un autre travail de la même époque représente, fixé sur un pilier de pierre, un coq juché au-dessus d'un croisillon garni d'accolades, avec un bouquet de tulipes. 
Une troisième croix de fer forgé, plus récente, dont le fût de granit est orné de la représentation de deux saints, se trouve à Ceyrieux.

Der­rière l'église, une croix de pierre avec le Christ et la Vierge à l'Enfant très abîmés, et sur le fût un saint évêque et saint Romain? 
Dans le même hameau une croix monolithe surmontant un puits, reposant sur une base
grossièrement pyramidale, ornée de quelques signes gravés, possède les caractères d'un style rude
qui pour­raient conduire à en exagérer l'ancien­neté (XIV ou XVI siècle). 

On trouve encore d'autres croix (dans l'église, colonnette du bénitier, ornée de saint Vincent avec une grappe et une palme et de saint Romain tenant une palme et la langue qui lui a été arrachée

Non loin, «Croix de mission érigée par la paroisse, 1892» en fonte, etc.). signalons aussi le charmant oratoire construit autour de la statue de saint Roch, du XIX siècle, près de La Croix-Blanche.
L'église 

Le bâtiment de petites dimensions (18,40 x 12 mètres), précédé d'un clo­cher, formant une entrée voûtée sur nervures, et composé d'une nef à deux travées, flanquée de collatéraux, et d'un choeur rectangulaire, orné d'une niche, ne mérite pas les remarques méprisantes que lui décerne Vincent Durand, Le Forez monumental et pitto­resque, p. 322. La date du clocher serait, selon le même auteur;1535; un pilier intérieur porte le chiffre 1556; l'exté­rieur comporte un portail à plusieurs voussures et pinacles latéraux, entre deux bancs de pierre qui servaient aux réunions de la communauté paroissiale sous l'Ancien Régime, et reçoit de nombreuses inscriptions ; gravées (dates, dont 1609 ;lettres-chiffres ou initiales). Il semble y avoir eu un remaniement de l'église au XVIIIe siècle. Le mobilier possède quelques pièces inté­ressantes, en particulier un confessio­nal en bois, daté 1785, et diverses sta­tues naïves dont celle du patron de la paroisse, saint Romain diacre, avec sa langue dans la main droite, devant lequel on emmenait les enfants pour leur délier la parole (également saint Vincent; saint Isidore laboureur, à l'antique, avec bêche, versoir, gerbe de blé et musette; chemin
de croix sulpi­cien; saint Jean-Baptiste; restes d'un autel en marbre du XIXe siècle; deux cloches, ,« Parrain ,Mr. Vital Thévenon Marraine Mme. Antoinette épouse du parrain... Burdin aîné fondeur à Lyon 1839 », «Parrain Mr. Jn. Mrie BruneI Marraine  Dlle Mrie Pinet femme Ner­mon... Burdin aîné fondeur à Lyon 1839 » ; crucifix en bois du XVIIIe siècle, reste d'un tref, qui passe pour avoir été au tribunal ,de Montbrison jusqu'en 1905 ; à la cure, autre crucifix, naïf).
Une curieuse cuve rectangulaire, au presbytère, gravée de divers signes frus­tes serait à rapprocher des bénitiers
de ­Marcoux et de Montverdun, en particu­lier par la présence de représentations du soleil et de la lune.
Le .çollateur de l'église de Pralong semble avoir été, depuis au moins 1225, le titulaire du prieuré de Champdieu. La paroisse n'a été rétablie après la Révolution qu'en 1821. La seigneurie de Pralong est passée en de nombreuses mains depuis les Marcilly au XIVe siècle; François Papon en 1674 rend hommage au roi pour cette rente noble.
Une curieuse cuve rectangulaire, au presbytère, gravée de divers signes frus­tes serait à rapprocher des bénitiers
de ­Marcoux et de Montverdun, en particu­lier par la présence de représentations du soleil et de la lune.
Le .çollateur de l'église de Pralong semble avoir été, depuis au moins 1225, le titulaire du prieuré de Champdieu. La paroisse n'a été rétablie après la Révolution qu'en 1821. La seigneurie de Pralong est passée en de nombreuses mains depuis les Marcilly au XIVe siècle; François Papon en 1674 rend hommage au roi pour cette rente noble.
 
Et le reste... A Montoisel, à proximité d'une mai­son bourgeoise du siècle dernier, on a retrouvé un cimetière que Vincent Durand rattache à une église Sainte ­Catherine de Beuceu (1212). Les restes d'un habitat antique avec une aire pavée de briques carrées ont été déga­gés à La Sarra.
Ogier en 1850 mentionne sur le domaine de M. Thévenon Vital (Mon­toisel ?) « les plus beaux bœufs de l'ar­rondissement », il précise aussi qu'il y a quatre moulins sur le ruisseau de Pra­long